


La Certification professionnelle pour adultes (CPA Vaud) permet notamment à des personnes disposant déjà d’une expérience professionnelle suffisante d’envisager l’obtention d’un CFC par une voie adaptée à leur parcours.
Dans le cadre de l’admission à l’examen final selon l’art. 32 OFPr, certaines formations préparatoires peuvent faire l’objet d’une prise en charge cantonale.
Pour une formation préalablement autorisée par une conseillère ou un conseiller en certification professionnelle pour adultes, le canton de Vaud indique en 2026 pouvoir rembourser les frais d’inscription jusqu’à CHF 6’100.-. Les livres, supports de cours et certains frais annexes restent toutefois à la charge de la personne.
Cette possibilité concerne donc principalement les adultes disposant déjà d’une expérience professionnelle dans le domaine concerné et engagés dans une démarche visant l’obtention d’un titre professionnel dans son métier. Elle se distingue d’un projet de reconversion complète vers un métier entièrement différent.
Pour une personne déjà en emploi, l’employeur peut également constituer une source de financement.
Lorsqu’une formation développe des compétences utiles au poste actuel ou à une future évolution professionnelle au sein de l’entreprise, certains employeurs acceptent de prendre en charge tout ou partie des frais.
Cette participation peut concerner l’écolage, certains frais annexes ou encore, dans certaines situations, le temps nécessaire pour suivre la formation. Il ne s’agit toutefois pas d’un droit automatique.
La participation dépend de l’employeur, du contrat de travail, d’une éventuelle convention collective, de la politique interne de formation et de l’intérêt que représente le cursus pour l’entreprise.
Pour une personne salariée, il peut donc être utile de présenter son projet à son responsable ou au service des ressources humaines avant de financer seule l’intégralité de sa formation.
Dans le canton de Vaud, une bourse ou un prêt d’études peut constituer une solution lorsque les ressources de la personne en formation ou de sa famille ne permettent pas de financer suffisamment une formation après l’école obligatoire.
L’attribution dépend toutefois de plusieurs critères, notamment la situation financière, le domicile, la nationalité ou le titre de séjour, le parcours de formation ainsi que la formation et l’établissement fréquentés.
La distinction entre bourse et prêt est importante : une bourse constitue une aide financière qui n’est en principe pas remboursable lorsque les conditions sont respectées. Un prêt d’études, en revanche, doit être remboursé.
Toutes les formations ne permettent toutefois pas de bénéficier de ces dispositifs. Le fait qu’un cursus contribue à une reconversion professionnelle ou à l’amélioration de l’employabilité ne signifie pas automatiquement qu’il ouvre un droit à une aide.
Il est donc important de vérifier l’éligibilité de la formation avant d’intégrer une bourse ou un prêt dans son plan de financement.
Le canton de Vaud dispose également de dispositifs destinés aux personnes bénéficiant ou demandant le revenu d’insertion (RI) et ne disposant pas d’une formation professionnelle initiale achevée. Les programmes FORJAD et FORMAD s’inscrivent dans cette logique.
Ces dispositifs ne constituent pas uniquement une solution financière. Ils peuvent également comprendre une préparation à la formation et un accompagnement individualisé pendant le cursus.
Pour les personnes concernées, la démarche passe généralement par le Centre social régional (CSR), qui examine la situation et peut orienter vers le dispositif adapté.
Face aux différentes possibilités, la démarche la plus pertinente consiste à partir de sa propre situation plutôt qu’à rechercher immédiatement une aide particulière.
Le type de formation constitue un premier élément à examiner. La situation professionnelle, l’expérience acquise, le parcours de formation antérieur et le coût global du projet peuvent également influencer les possibilités de financement.
Une personne salariée pourra par exemple examiner une éventuelle participation de son employeur ainsi que les déductions fiscales applicables.
Un demandeur d’emploi discutera en priorité de son projet avec son ORP, tandis qu’une personne engagée dans une démarche de certification professionnelle pour adultes vérifiera les possibilités de prise en charge liées à cette voie.
Lorsqu’aucun dispositif externe ne correspond à la situation, le financement personnel et le paiement échelonné peuvent constituer une autre manière d’organiser son projet.
L’important est de ne jamais considérer une aide comme acquise avant d’avoir reçu la confirmation de l’organisme compétent.
Le coût d’une formation ne se limite pas toujours au montant de l’écolage.
Selon le parcours, il peut également être nécessaire de prévoir des livres, du matériel informatique, des frais de déplacement ou encore une éventuelle diminution de revenu en cas de réduction du taux d’activité.
Avant de s’inscrire, il est donc préférable d’évaluer le coût global du projet, puis d’identifier les différentes ressources pouvant contribuer à son financement.
Dans certaines situations, plusieurs solutions peuvent être combinées : ressources personnelles, participation éventuelle d’un employeur, aide publique lorsque les conditions sont remplies, paiement échelonné et éventuelle déduction fiscale.
Le financement devient alors une composante à part entière du projet de formation, plutôt qu’une question abordée uniquement au moment de l’inscription.








