


Le canton de Neuchâtel propose une voie de certification professionnelle pour adultes permettant aux personnes disposant d’une expérience professionnelle suffisante d’envisager l’obtention d’un CFC selon l’art. 32 OFPr. Selon la situation du candidat ou de la candidate, le canton peut financer totalement ou partiellement la certification professionnelle des adultes.
Le dispositif concerne notamment les personnes domiciliées dans le canton de Neuchâtel, en emploi et remplissant les conditions de la voie de certification choisie. Les modalités et possibilités de financement sont examinées avec les spécialistes lors du premier entretien consacré au projet de certification.
Le Fonds pour l’apprentissage et le perfectionnement professionnel (FFPP) peut également participer à certains frais pour les personnes travaillant dans le canton de Neuchâtel. Cette possibilité concerne principalement les adultes disposant déjà d’une expérience professionnelle importante dans le domaine du diplôme visé. Elle se distingue donc d’une reconversion vers un métier entièrement nouveau pour lequel la personne ne possède pas encore l’expérience professionnelle exigée.
Avant d’intégrer cette prise en charge dans son plan de financement, il est indispensable de faire examiner sa situation par le service compétent.
Dans le canton de Neuchâtel, une bourse ou un prêt d’études peut constituer une solution lorsque les ressources de la personne en formation et de sa famille ne permettent pas de financer suffisamment une formation reconnue.
Les aides sont gérées par l’Office cantonal de l’assurance-maladie et des bourses d’études (OCAB). L’attribution d’une bourse dépend notamment de la formation suivie, de la situation financière et des conditions prévues par la législation cantonale.
Une particularité importante concerne l’âge : dans le canton de Neuchâtel, une personne ayant 35 ans ou plus au début de sa formation ne peut en principe plus bénéficier d’une aide sous forme de bourse, mais elle peut demander l’examen d’une possibilité de prêt d’études.
La distinction entre bourse et prêt est importante : la bourse constitue une aide financière soumise aux conditions légales, tandis qu’un prêt devra être remboursé.
Toutes les formations ne permettent toutefois pas de bénéficier de ces dispositifs. Le fait qu’un cursus favorise une reconversion professionnelle ou améliore l’employabilité ne signifie donc pas automatiquement qu’il ouvre un droit à une aide. Il est important de vérifier l’éligibilité de la formation et de sa situation personnelle auprès du service compétent avant d’intégrer une bourse ou un prêt dans son plan de financement.
Pour une personne bénéficiant de l’aide sociale, le financement d’une formation doit être examiné dans le cadre de sa situation individuelle et de son projet d’insertion. Contrairement à d’autres dispositifs destinés à un public plus large, il ne s’agit pas d’un droit général permettant de faire financer librement une formation de son choix.
Le projet peut notamment être discuté avec le service social ou le Guichet social régional compétent afin d’examiner les possibilités correspondant à la situation de la personne.
Selon l’âge, le parcours et les objectifs poursuivis, l’accompagnement peut également conduire vers des dispositifs cantonaux destinés à favoriser l’insertion en formation professionnelle. Pour les personnes concernées, il est donc préférable de faire examiner le projet avant toute inscription ou engagement financier.
Face aux différentes possibilités, la démarche la plus pertinente consiste à partir de sa propre situation plutôt qu’à rechercher immédiatement une aide particulière.
Le type de formation constitue un premier élément à examiner. La situation professionnelle, l’expérience acquise, le parcours de formation antérieur et le coût global du projet peuvent également influencer les possibilités de financement.
Une personne salariée pourra par exemple examiner une éventuelle participation de son employeur, les possibilités liées au FFPP lorsqu’elles sont applicables ainsi que les déductions fiscales possibles. Une personne inscrite au chômage discutera en priorité de son projet avec son ORP. Un adulte engagé dans une démarche de certification professionnelle selon l’art. 32 OFPr vérifiera les possibilités de soutien proposées par le canton et, selon sa situation, par le FFPP. Une personne souhaitant solliciter une bourse ou un prêt devra examiner son éligibilité auprès de l’OCAB. Lorsqu’aucun dispositif externe ne correspond à la situation, le financement personnel et le paiement échelonné peuvent constituer une autre manière d’organiser son projet. L’important est de ne jamais considérer une aide comme acquise avant d’avoir reçu la confirmation de l’organisme compétent.
Le coût d’une formation ne se limite pas toujours au montant de l’écolage. Selon le parcours, il peut également être nécessaire de prévoir des livres, du matériel informatique, des frais de déplacement ou encore une éventuelle diminution de revenu en cas de réduction du taux d’activité. Avant de s’inscrire, il est donc préférable d’évaluer le coût global du projet, puis d’identifier les différentes ressources pouvant contribuer à son financement.
Dans certaines situations, plusieurs solutions peuvent être combinées : ressources personnelles, participation éventuelle d’un employeur, aide publique lorsque les conditions sont remplies, paiement échelonné et éventuelle déduction fiscale.
Le financement devient alors une composante à part entière du projet de formation, plutôt qu’une question abordée uniquement au moment de l’inscription.
Plusieurs solutions peuvent contribuer au financement d’une formation dans le canton de Neuchâtel : bourse ou prêt d’études, soutien dans le cadre de la certification professionnelle pour adultes, participation éventuelle du FFPP, participation de l’employeur, mesures liées au chômage, déduction fiscale ou paiement échelonné.
Toutes ne répondent cependant pas aux mêmes situations et une aide n’est jamais automatiquement accordée parce qu’une personne entreprend une formation.
La première étape consiste donc à identifier sa situation, le type de formation envisagé et les solutions auxquelles elle peut éventuellement donner accès.
Il devient ensuite possible de construire un financement réaliste en combinant, lorsque cela est pertinent, plusieurs possibilités.








